Commune La Chapelle

Section P.G. - C.A.T.M.

 

L’année actuelle nous laisse le même effectif que la précédente, signe que nous avons été épargnés par la mortalité.

 

Notre dévoué trésorier, Emile, toujours débordant d’activités et d’initiatives, malgré son genou fatigué, a eu la douleur de perdre sa belle-sœur, l’épouse de mon conscrit et condisciple Albert Meunier, Yvette, née Cerdan (au Maroc, une cousine du boxeur !), inhumée à   Vendat, le 20 juillet, en présence d’une assistance nombreuse où comptaient les anciens d’Algérie en hommage aussi à notre délégué cantonal, par ailleurs décoré des palmes académiques (officier !).

 

Notre petite commune avait, le dimanche 15 mars, plus qu’honorablement reçu la réunion cantonale, grâce au concours de la municipalité et au dévouement des conseillers que je remercie ici, et au prix d’une organisation d’une rare complexité :  réunion statutaire à « la Grange » du Pouthier (9-11 heures) ; monument aux morts à  la Chapelle ; apéritif à « la Grange », au passage ; repas de traiteur à la salle de Molles, obligeamment prêtée par Monsieur le Maire Dumont (200 couverts).

On comprendra facilement que les participants, unanimes, avaient décidé que les cérémonies éventuelles ne seraient fréquentées que dans le cadre du défunt canton de Cusset, et non dans les limites trop vastes du canton nouveau dépendant de Lapalisse !

 

Les veuves ont obtenu leur modique cadeau, la plus ancienne, comme le seul handicapé de la section, bénéficiant d’un colis plus  substantiel.

 

Les décès de camarades ont été honorés de présences et de porte-drapeau, souvent sollicités et déplacés, comme les cérémonies saluant la Victoire de 1945 et l’Armistice de 1918 où l’assistance de la population se maintient, particularité à souligner. Les deux parcours dédiés à la mémoire des résistants de chez nous attirent du monde. Il serait souhaitable que les autorités compétentes les rendent plus personnelles, moins mécaniques et  stéréotypées, adaptées au nombre et à la qualité des personnes à honorer.

 

Notre Montagne a la gloire d’avoir fourni de véritables héros à côté de victimes plus humbles, notamment deux grandes héroïnes, une qui a son monument au Précontent pour ses trois années de dévouement (194245): Alice Arteil, une que sa commune natale, La Prugne, ignore : Marinette Menut, née Lafaye, fille de l’instituteur local, ancien combattant et « hussard de la République », tué dans les combats suivant la déroute du Mont-Mouchet, juste avant elle, torturée à mort, au début de juillet 1944, à trente ans. Chacune était mère d’une petite fille.

 

Il m’appartient plutôt de montrer que notre section survit de justesse avec ses vingt adhérents, de leurs cotisations certes, des subventions aussi, accordées par la Municipalité et le Comité des Fêtes, ici remerciés.

 

Les activités se restreignent, souffrant des fatigues et de l’âge qui accablent les anciens d’Algérie et d’ailleurs ; la participation à la fête patronale s’en ressent ; le banquet du 8 mai, au   restaurant communal, restera-t-il l’ultime survivance, avec l’assistance aux obsèques ? 

 

La création, à Fleuriel, par le Souvenir Français et le docteur Destembert, d’un « Historial du Paysan-Soldat », inauguré le  vendredi 6 Novembre, en présence de nombre de nos adhérents, ancre encore plus dans nos mémoires le souvenir de 1915, il y a cent ans, date du premier « génocide », celui des Arméniens, et de la Victoire, il y a 70 ans.  

 

Jean COUDERT

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